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Carte et Territoire

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Nous vivons dans une représentation sensorielle et subjective du monde, dans une image de celui-ci qui nous est propre.

Sensorielle car nous le percevons à travers nos différents sens (ouïe, vue, toucher, sensitif…). Il est donc simple de comprendre que nous ne possédons pas tous la même acuité au niveau de nos sens, et même, que nous avons des sens privilégiés.

Ainsi un auditif sera plus sensible à un apprentissage par l’écoute, là ou un visuel préférera une démonstration.

Subjective car les données que nous recevons à travers nos sens sont modifiées et altérées par rapport à :

  • Nos croyances
  • Nos connaissances ou compétences
  • Notre besoin du moment

Les croyances ne sont pas simplement religieuses, il s’agit de toute certitude fondamentale nous concernant, de piliers sur lesquels nous nous appuyons pour nous orienter dans la vie. Nous pouvons assimiler aux croyances, ce que l’on « est ».

Présenter un beau paysage avec une femme dénudée en fond de tableau à un homme et une femme. Observez les réponses de ce que chacun aperçoit, pas seulement au niveau des sujets, mais des couleurs, de la météo qu’il fait, des sensations qu’apporteront le tableau etc…

Les connaissances ou compétences, transforment automatiquement une vision du monde. Par exemple, si vous regarder un mur et que vous êtes maçon, votre expérience va vous apporter une autre vision que la personne néophyte en maçonnerie. 

Notre besoin du moment. Ceci est assez simple à comprendre. Imaginez que vous êtes à la recherche d’une adresse dans une ville inconnue ou vous vous promenez à pied. Votre attention va être portée sur les différents panneaux afin de vous orienter (répondre à votre besoin) et beaucoup d’autres détails du paysage vous échapperont. La focalisation induite par le besoin change votre carte du monde.

Comment pouvons-nous nous orienter dans une simulation du monde ?? Car c’est à travers elle que nous vivons. Et bien la formation IPLNA propose une image simple à comprendre : Le GPS. Celui-ci nous offre une vision déformée du vrai monde, pourtant nous arrivons à nous orienter, à appréhender cette vision différente du monde…

Vous avez donc compris que nous avons tous une carte du monde différente et que nous ne pouvons-nous exprimer, comprendre le monde et communiquer qu’à travers elle par défaut.

Le principe est donc d’essayer de se positionner sur la carte de son interlocuteur (et donc de l’identifier et de la comprendre) afin d’augmenter le niveau de perception lors de la communication.

La blague du mathématicien.

Pour imager un peu cela, je vais vous raconter une blague du type « il était un anglais, un Français, et un Américain… ».

Dans le cadre de ce départ d’histoire (comme dans le cadre des blagues sur les blondes, les Belges ou autre), nous utilisons des généralités ayant une portée sur une maximum de « cartes », c’est-à-dire que la majorité des personnes puissent en connaitre le sens. Pour cela nous utilisons des croyances « générales », des images communes que nous avons à l’évocation de ces nationalités (le Belge est ainsi, l’Américain ainsi…)….

Un biologiste, un physicien et un mathématicien sont accoudés à la terrasse d’une brasserie face à un hôtel. Un couple entre dans l’hôtel, puis en ressort peu de temps après avec un enfant.

Le biologiste dit « Il s’agit là d’un cas de gestation accéléré, leur enfant, car il s’agit de leur enfant, aura une majorité de caractéristiques génétique du pére car à première vue, ceux-ci sont dominants.. ».

« Pas du tout !! » s’exclame le physicien « La population pouvant répondre à ces statistiques de reproduction est trop faible. Il peut s’agir d’un cas isolé, non reproductible par expérience. Ce qui s’est déroulé est peu significatif donc n’existe pas. »

Le mathématicien à son tour dit : « Si une personne rentre dans l’hôtel, alors il sera vide. ».

Cette blague semble de prime abord difficile, mais il s’agit juste de de positionner sur la bonne carte. Imaginons un mathématicien, d’après son expérience, et à priori, il va d’abord s’orienter vers les chiffres.

Dans cette blague, il voit donc que :

  • 2 personnes entre dans un hôtel, (soit hôtel =0, hôtel = Hôtel +2 donc hôtel = 2)
  • 3 personnes en ressortent (hôtel = hôtel -3 donc hôtel = -1)
  • Si une personne rentre alors l’hôtel sera vide (hôtel = Hôtel+1 donc -1 +1 =0, l’hôtel sera donc vide !!)

Pas facile de se positionner sur une carte !

 

 

 

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Informaticien de profession, il est spécialisé en modélisation des processus. En découvrant la PNL, Eponyme s'est naturellement tourné vers la modélisation des processus cognitifs et le pouvoir des mots sur ceux-ci.