• memoire-mnemonique.png

L’enchaînement d’idées

par

L’enchainement d’idées est dédié aux victimes « intelligente » et/ou récalcitrante. Le principe base consiste à fournir plusieurs sujets ouverts les uns après les autres sans attendre que la victime puisse se concentrer sur un seul.

Bien sûr si vous changer immédiatement de sujet, vous allez passer « du coq à l’ane » et vous vous ferait remarquer. C’est carrément la technique inverse du OUI, ou nous devons donner des idées les plus simples possibles et attendre un oui d’évidence et d’acceptation de la victime.

Cette technique est utilisée entre autre, par les hypnotiseurs, mais pas les Flash Hypnoses, hypnoses de spectacles ou de rue, non, il s’agit d’Hypnose Eriksonnienne (M. Eriksson, non pas les téléphones pour les plus anciens). Il est connu pour son langage métaphorique, dont je me suis inspiré pour cette technique.

Cette technique a introduit plusieurs branches de psychologie, comme les thérapies brèves, le cognitif interne (j’apprends de moi).

But de la technique :

Le but de la technique est de retirer une acceptation de la victime dépassant ses limites de mémorisation primaires. Le même principe utilisé en informatique depuis longtemps et concernant les Buffers Overflow. Les buffers mémoire humaines sont appelés Mnems.

Les Mnems :

Un mnems est une idée unique utilisée pour rassembler un tas d’autres idées ayant des relations avec notre idée unique. Par exemple, si nous parlons de train, de contrôleur, de guichets, nous assimilons immédiatement l’idée principale de « Gare », car l’ensemble des idées ont pour point commun immédiat la Gare. De fait pour se remémorer toutes les idées nous les englobons dans la Mnems « Gare ». Facile non ? Pour les informaticiens, pensez à un buffer mémoire. Inversemment, si vous prononcer gare, vous englobez les autres idées que posséde votre victime sur ce sujet (contrôleur, quais, son d'annonces…).

 

Nous pouvons donc posséder plusieurs Mnems en même temps (de 4 à 8 selon les personnes) afin d’effectuer des réflexions à leur sujet.

 

Le principe 

Il va falloir effectuer un « mémory buffer overflow » en saturant la capacité de notre victime avec différentes idées. Ainsi il n’aura pas le temps de prendre en compte chacune d’elle et devra les accepter dans l’ensemble.

 

« Il va de soi que vous avez glissé une des idées qui vous appartient… »

 

Mais, et oui il y a un mais, le cerveau possède un mécanisme de sécurité, une bouée de sauvetage qui permet de filtrer le nombre d’idées qu’il peut recevoir en même temps, ce filtre permet d’orienter la victime vers le sujet le plus important (pour elle bien sûr) et fait fi de toutes les autres idées injectées.

Comment empêcher notre victime de s’enfuir ainsi ? Tout simplement en reliant les idées entre elles.

« Il faut que chaque idée soit reliée par des mots connecteurs qui l’enchainent à l’idée précédente et à la suivante. »

Vous avez du comprendre, il va falloir relier chaque idée entre elle, afin que la victime ne puisse en supprimer au niveau de ses filtres. Chaque idée étant nécessaire pour prendre en compte la globalité de ce que nous disons que notre victime va finir par acquiescer.

 

Les idées (Mnems)

Les idées à implanter sont de deux sortes, à vous de choisir le plus efficient dans votre cas. Si votre victime est sujette à une imagination correcte, vous aller lui donner des généralités, des idées qui englobent d’autres idées. Par exemple, au lieu Train je vais dire Gare.  Il s’agit d’un cadre de généralisation. Le schéma suivant présente diverse types de Mnems que vous pouvez utiliser.

Généralisation ? 

Oui. Si votre victime est assez directrice, laisser lui s’imprégner de l’image, de l’idée qui  correspondant à la généralité (Gare dans notre cas), mais qui lui est propre. Pour continuer dans l’exemple, peut être que la victime, représente plus la SNCF avec l’image d’un contrôleur sur le quai ou autre. Il s’agit de son image générique, son Mnem passe partout concernant la généralité que vous avez énoncée. La généralisation autorise en plus, la victime à liér plusieurs idée à la votre. Dans l'exmple du mot "gare", elle peut prendre les images du contrôleur, d'un wagon, d'un panneau d'affichage, mais aussi les sons (n'oubliez pas les prédicats) les annonces au micro, la foule etc…

Comme je vous le rappelle sans cesse, toute bonne manipulation vient de la victime elle-même (oui, une collabo je vous dis, et après cela se plaint … tsss). De fait fournir une image interne à la victime (via généralisation) permet d’aller vers l’acceptation beaucoup plus vite !

Mais dans d’autres cas, messire victime est hydrocéphale (secouer la tête si vous ne savez pas ce que cela veut dire, et si vous entendez « glou glou », allez vite sur Wikipédia !). Il va donc falloir l’orienter via focus, c’est-à-dire lui ancrer non Mnems précisément.

Le second avantage d’une généralisation, est de pouvoir jongler sur les quiproquos «  Tu pensais au contrôleur quand j’ai parlé de Gare ? ahhh moi je parlais d’un Train… ». Cela permet d’une part de réorienter et de prouver à votre victime que votre raisonnement tient (car elle avait pris le mauvais sujet (le contrôleur au lieu du train), mais aussi de s’échapper si vous voyais que votre montage devient trop complexe à maintenir (pyramide des arguments instable).

Focus ?

Ce genre de victime ont du mal à relativiser ou à prendre du recul, elles ne possèdent souvent pas un grand nombre de mnems simultanée (des hommes quoi !, Si vous avez suivi.). D’autres ont des difficultés de concentration salvatrices !! Gardez-les avec vous en mappant des images (allegorie

Il va donc falloir carrément orienter notre victime vers son le sujet (le Train) et appeler un chat, un chat. Ce type de victime est facilement manœuvrable car vous leur dicter directement les images et idées à intégrer. Leur filtres sont peu développés et ils sont souvent crédules. Leur faiblesse est aussi un point fort, car le dernier qui leur parle à souvent raison (à voile et à vapeur je vous dis !)

Les connecteurs

Les connecteurs sont des petits mots permettant de relier les idées entre elles pour effectuer notre routine. Voici une liste de mots simples :

Les jonctions :

Sont des mots permettant de lier une idée à une autre directement sans échelle, un AND logique.

Et, avec, ajouté à, en plus…

Causalités :

Parce que, car, donc, à cause, c’est pourquoi…

Comparatifs :

Ils  permettent de liés deux idées en une seule, des idées qui s’affrontent (idées contraires) ou s’ajoute (idées amies comme le ni ni politique).

Ni…ni, plus ou moins que, comparé à…

Temporels :

Les connecteurs temporels permettent de jouer sur un causalité en utilisant une timeline (celle de la victime, Eponyme en parlera certainement). Il s'agit d'un enchainement connu et accepté par la victime (réflexe avec des toutous vous vous souvenez?). Par exemple, vous entendez le sifflement d'un contrôleur dans une gare, vous savez qu'un train va partir dans trés peu de temps….Il vous permet aussi d'enchainer des idées incongrues car vous pouvez les situer dans différents temps (passé, présent, futur).

Après, avant que, pendant, durant…

Le mélange des genres

Pour quelqu’un de vraiment clair dans son esprit, par exemple un organisateur, un manager, quelqu’un qui possède déjà des filtres et des méthodes analytiques plus avancées permettant de bloquer vos connecteurs, nous allons jouer sur le mélange des genres en ajoutant des prédicats différents.

Ce genre de victimes est excellent, car elle peut voir à travers votre jeu d’une façon limpide car elle est capable de détecter le schéma de votre manipulation.

Par contre, leur atout est aussi leur faiblesse… Pour trier, ils se doivent de prendre toutes les données brutes et d’appliquer des logiques simples (est utile à la compréhension ? Est-ce un détail ? etc…) mais ravageuses pour un manipulateur débutant.

 

Comment pallier à cela ? Les logiques possèdent souvent un problème de perception au niveau des prédicats, c’est-à-dire que leur schéma se base plus sur la logique lors de la création de leur carte du monde que de l’intuitif et du ressenti. Et bien jouons dessus !

A chaque idée, vous aller ajouter un prédicat complétement incongrus voire, plusieurs. Le fait d’être incongru va permettre d’ancrer fortement l’idée car il y aura une interrogation à son sujet.

Par exemple (c’est pour l’exemple n’utilisez pas cela hein ?) :

« J’avais tellement froid que je me suis réfugier la gare cette, gare, celle du Mans pour manger une glace ! »

Là j’ai utilisé une causalité, mais sur un prédicat somesthésique (oui je sais parler aussi !), c’est-à-dire une sensation personnelle. La sensation de froid va à l’encontre du fait de manger une glace (on en mange quand il fait chaud pour ceux qui suivent donc là je suis incongru). J’ai positionné 2 pourquoi :

  • Pourquoi mange-t-il une glace alors qu’il a froid
  • Pourquoi aller dans une gare ?

« La première question est la plus importante car la victime n’a pas de solution immédiate ! »

Dans la seconde question qu’il se pose, il peut y répondre lui-même pour pouvoir supprimer l’information, si javais juste mis « une gare » mais là j’ai spécifié la gare, je … Supprimé une généralisation pour individualiser cette Gare : « Cette Gare, celle du Mans ».

Ainsi notre victime va rajouter la gare à ses Mnems, il se questionnera sur « les glaces sont spéciales la bas ? ».

« J’ai donc pu rajouter mes deux idées et fait conserver en mémoire celles-ci à ma victime. »

 

Choisir l’idée à implanter :

Vous avez deux manières d’implanter votre idée. Soit vous souhaitez que la victime y réfléchisse bien après votre entrevue, et là il faudra que votre idée soit complétement hors de propos avec le reste des idées fleuves que vous avez donné. La victime se demandera « mais pourquoi il m’a dit cela ? »

L’avantage est que cela est immédiat et sans appel. Mais pour le fonctionnement soit optimal, il faut pouvoir couper court à toutes explications. Ceci a donc son intérêt dans le pseudo-direct, c’est-à-dire les communications par Tchat ou téléphone ou SMS ou autre, tout ce que vous pouvez couper immédiatement pour laisser la graine de la réflexion germée.

Si vous opter pour cela, je vous conseille d’utiliser « un papier cadeau », c’est-à-dire que l’incongruence ne doit pas sauter aux yeux immédiatement, mais c’est en repensant à votre discussion que la victime va se poser des questions à propos de l’idée implantée. Et dans ce cas-là, vous n’êtes plus là pour répondre et c’est lui ou elle, qui reviendra vers vous pour la réponse.

 

La seconde solution est de donner quelque chose à la victime qu’il conclura lui-même (un baton). En fait vous généraliser l’idée, afin qu’il la précise de lui-même. Si je reprends l’idée de la glace, je peux dire, j’avais chaud et j’avais tellement envie d’un truc froid que je suis allé en manger une à la gare… »

Là j’ai usé en plus d’une technique d’omission (j’utilise les caractéristique du mot mais ne le prononce pas, la victime la prononce elle-même en interne) mais ceci concerne un chapitre orienté mentalisme que j’écrirais bientôt.

Un dernier truc, sémantiquement, si vous n'êtes pas mauvais, vous pouvez omettre certains connecteurs (temporels, causalité), la victime les mettra d'eux même s'ils sont logiques : "J'avais chaud, ("donc" non prononcé mais entendu par la victime) j'ai mangé une glace".

 

 

Pas encore noté

Merci de noter cet article :

Naturel Méchant est de pure origine "Cité". Il a appris à se battre et à comprendre les jeux d'influence très jeune, ceci étant une nécessité pour prendre sa place. Il a divergé vers une carrière militaire où il perfectionna les relations humaines. Après tout, est il normal de demander à quelqu'un d'aller contre des balles? Mais est il normal que celui-ci obéisse? Orientation : Manipulation.