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Manipulation – L’Envie

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Et bien nous allons attaquer par notre première phase : l’ENVIE.

Commençons par définir ce qu’est une envie, comment la déceler et qu’en faire. (Pour moi!! mais vous me lisez non?).

L’envie

Comment décrire une envie ? Comment le différencier d’un besoin ?

Une envie est un sentiment de manque pendant un instant et qui rentre en conflit le plus souvent avec les croyances et les valeurs de la victime.

Une envie n’est pas une besoin, elle n’est pas essentielle et l’on peut vivre en la conservant. Celle-ci est souvent cyclique (répondant à l’état psychique de la victime) et, est souvent ancrée, c’est-à-dire que certains stimuli (image, sons, sensations…) peuvent ranimer l’envie de la victime.

Par exemple, l’on peut avoir envie de voyager, et lorsque nous passons devant une agence de voyage, nous nous arrêtons pour pouvoir nous projeter un instant face à la vitrine (destination, contenu du voyage, photos, prix..) afin de calmer cette envie. Cette vitrine d’agence de voyage est donc à la fois le stimulus réveillant l’envie et le moyen de la calmer.

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Choisir une « bonne envie »

Comme je l’ai dit plus haut, une envie est souvent bafouée par les valeurs et croyances  de la victime. Le commun des manipulateurs vous dira qu’il faut choisir une envie dont vous pouvez proposer facilement la complétude, hors il s’agit d’une erreur grossière. N’oubliez pas que TOUT doit venir de la victime, vous, vous n’être qu’un révélateur, celui qui oriente dans l’ombre en restant surpris des réactions de votre victime.

Il faut donc choir une envie par rapport aux valeurs et croyances que VOUS POUVEZ COMBATTRE.

Par exemple, si vous êtes prof de math et que votre victime se sent vraiment nulle en math (croyance limitatrice), vous pouvez facilement choisir une envie liée à cette croyance, car de par vos compétences, vous pouvez la supprimer ou la transférer ou autre.

L’envie que vous choisissiez, si vous souhaitez manipuler, doit être interne et faire partie de la victime. Si la victime à envie d’une glace et que vous lui en donner une, elle sera reconnaissante, mais il s’agit d’une envie qui n’est pas liée à une limitation interne. Essayer plutôt de choisir une envie interne, quelque chose de limitant par rapport aux autres, à l’entourage immédiat de la victime par exemple.

Il faut combattre les croyances limitatrices et non répondre à l’envie directement.

 

Créer une envie ? C’est possible ? Mais oui !!

La plupart du temps, ne serait-ce que pour faire un cadeau, nous nous embêtons à rechercher ce qui fera vraiment plaisir. Hors ceci est très simple à deviner !

Pour cela il faut regarder chez votre victime, ou ami (s’il s’agit d’un cadeau), les limites auto fixées.  Par expérience, il y a une des valeurs des plus communes sur laquelle agir, la Limitation physico/intellectuelle.

Je vous conseille d’utiliser ce chapitre là pour commencer, il est très vaste et facile d’utilisation. Ces limitations concerne la personne elle-même, vous savez, celle qui disent « je ne ferai jamais cela ! » mais avec le regard emplis d’envie…

Ceci peut concerner les limitations psychiques (j’ai le vertige, j’ai peur des serpents, de parler en public, de dire ce que je ressens…) ou physique (je ne peux pas faire un footing, je suis incapable fabriquer ceci ou cela..) ou intellectuelle (je ne peux pas faire de math, je suis nul(le) en orthographe…).

Ces quelques croyances sont faciles à combattre. N’utilisez pas de valeur d’état (je suis trop grosses, maigre, petits seins chauve…), assez difficiles à combattre rapidement, ou à longue échéance (passer un diplôme…) sauf si vous voulez aller jusqu’à l’emprise.

Pour quelqu’un qui a le vertige, aller faire un saut en parachute (pas d’échappatoire), pour les animaux, un cirque (visites des animaux) ou autre… Trouver une solution ou la victime ne pourra pas s’échapper. Pour cela vous pouvez la coincer physiquement (parachute) ou socialement (beaucoup de monde autour donc se sent obligé de le faire).

 

Il ne faut pas choisir une envie, mais supprimer une croyance qui l’empêche de s’exprimer.

 

Rôle du manipulateur dans l’envie

Comme nous l’avons vu, le but est de combattre une croyance limitatrice et non d’aider à réaliser l’envie elle-même (dans la mesure du possible).

  • La supériorité
  • Le miroir

La supériorité :

Il s’agit d’être un appui pour l’autre, le poids de votre expérience devrait balayer 80% des doutes de votre victime quant à sa croyance. La confiance doit être établie ne serait-ce que par votre expérience et l’aura qu’elle génère sur votre victime. Par exemple, si vous êtes parachutiste professionnel, votre victime aura beaucoup moins de mal à parler de chute libre avec vous car :

« Vous n’êtes pas comme les autres, vous vous pouvez l’aider »

Dans ce modèle vous êtes un appui technique ou moral et la victime n’a pas de doutes concernant vos capacité à combattre ses croyances (en fait elle les combat seule). Cette solution est la plus simple mais aussi la moins performante. En effet, si vous êtes prof, certes la croyance d’incapacité à apprendre de votre victime (voire sa croyance d’être inapte aux études) peut être annihilée, mais de par votre position, cela semblera « normal » à la victime car c’est votre « travail »… Je vous propose donc l’alternative : Le miroir.

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Le miroir :

Il s’agit d’une technique simple, mais qui permet d’aller bien plus loin avec votre victime. Dans cette technique, vous aussi ressentez la même croyance limitatrice que votre victime, et vous partagez cela avec elle. De fait elle sera plus à même à se confier sur celle-ci.

Par exemple, elle a peur des araignées ? Et bien vous aussi !! Mais à sa différence, vous avez envie de ne plus avoir peur (comme elle) et vous avez le courage de tenter quelques chose (pas comme elle, donc différentiateur). La victime va donc se mettre en synchronsiation avec vous (même limitation) puis, si vous montrer que vous combattez votre croyance, la combattra à son tour, selon votre exemple.

« J’ai super peur du vide, mais j’aimerai bien combattre cela et sauter en parachute ! »

Dans cette simple phrase, j’ai donné :

  • Ma croyance limitatrice (je ne peux pas accepter le vide)
  • Mon envie de lutter contre celle-ci
  • Le moyen que je me suis donné

La victime doit puiser dans votre courage par identification, bien sûr vous n’avez aucunement la même croyance qu’elle !

 

Le miroir inverse ou « monte-moi dessus »

Cette technique est à utiliser envers des personnes dites « meneuses », c’est-à-dire des personnes complétement autonomes, ayant même parfois accepté leur peurs, croyance, valeurs comme des piliers intouchables. Dans ce cas, il est difficile de défier le « moi » de victime et vous vous sentirez impuissant. Ce genre de victime ne livre pas ses contraintes aisément, mais celles-ci peuvent facilement être mises à jour.

Dans ce cas, je vous propose d’inverser le miroir, c’est-à-dire, d’avoir la même contrainte que la victime mais largement plus amplifiée, de fait que ce soit elle qui se sente supérieure à vous dans la gestion de ses peurs ou contraintes.

« Tu dis que tu as le vertige, mais tu arrives à monter sur une chaise. Moi rien que d’y penser, je e sens mal à l’aise… J’aimerai pourvoir faire comme toi, voire plus !!… »

Dans cette simple phrase, j’ai :

  • Montrer à la victime que sa contrainte n’est pas si grande (elle monte sur une chaise donc elle peut faire plus).
  • Montrer à la victime que vous êtes inférieur
  • Dire que vous voulez atteindre son niveau (il est l’exemple) et même le dépasser !

Dans ce cas-là, nous avons inversé les choses, la victime se croit au-dessus de vous alors que vous la manipulez tranquillement.

« Vous êtes le pseudo manipulé, à vous de trouver les solutions, votre victime, se sentant supérieure, se devra d’accepter… de vous aider.».

Par exemple, à vous de proposer un saut en parachute en rajoutant des liens avec votre vicitme du genre :

  • J’ai tellement peur, j’aimerai bien avoir peur comme toi, je suis sûr que ce serait suffisant !!
  • SI j’étais comme toi, je ne réfléchirai pas deux fois pour appeler… »

Puis :

  • Si tu étais avec moi je suis sûr que je pourrai le faire, toi tu as bien moins peur que moi !! »
  • Ça m’aiderai grandement d’avoir quelqu’un avec moi pour cela et j’ai pensé à toi, qui m’a prouvé que quand on veut on peut !!

Nous avons lié notre croyance à celle de la victime et nous jouons sur ses valeurs (assistance à plus faible) et sur le miroir (même contrainte).

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Que faire d’une envie ?

Deux solutions dont la première concerne la réalisation de l’envie (la suppression de la limitation). J’ai déjà parlé de ce chapitre juste au-dessus, par contre nous pouvons allez plus loin, la cultiver, en posant tour à tour des clés de libération (tu peux le faire) et d’emprisonnement (ce ne sera pas possible).

Attention lors d’un emprisonnement, je ne mets jamais la victime en cause mais toujours un motif externe (météo, autre…) car mon but est qu’elle accepte tout de même.

Vous verrez donc comment transformer une envie en besoin dans un prochain post.

 

 

Naturel Méchant est de pure origine "Cité". Il a appris à se battre et à comprendre les jeux d'influence très jeune, ceci étant une nécessité pour prendre sa place. Il a divergé vers une carrière militaire où il perfectionna les relations humaines. Après tout, est il normal de demander à quelqu'un d'aller contre des balles? Mais est il normal que celui-ci obéisse? Orientation : Manipulation.